L’arbre du mois : le sureau, sambucus nigra caprifoliacées

Juin 2011 • par Fabien TAMBOLINI, technicien forestier

Le coin des naturalistesArbre

En ce début juin, dépêchez-vous si vous n’avez pas encore fait votre récolte de fleurs de sureau ! Et s’il est trop tard, il vous faudra encore patienter jusqu’à la fin de l’été pour récolter les fruits.

Cet arbuste qui peut atteindre jusqu’à 5m de haut (différent du sureau yèble, toxique, plante herbacée) est facilement identifiable avec ses beaux panaches blancs qui se mêlent au feuillage le long des routes et des champs. Médicinalement, c’est un bon généraliste : son écorce est comparable à l’aubier de tilleul, utilisée pour les problèmes rhumatismaux et les infections urinaire ou les calculs reinaux. Les fleurs ont une alchimie très puissante, utilisées dans tous les cas de maladies respiratoires : rhume, bronchite, grippe et asthme. Leur infusion est galactogène (favorable à la sécrétion de lait) et calmante, fébrifuge et sudorifique, pour ne citer que quelques vertus. Les baies sont comestibles (quoique légèrement toxiques lorsqu’elles sont crues), riches en vitamines et éléments minéraux. On en fait d’excellentes confitures et autres pâtisseries. Voici une recette qui ne manquera pas de vous enchanter : le sirop de fleurs de sureau.
Cueillir quelques belles ombelles bien fleuries (environ 10 par litre de préparation), les laisser tremper 24h dans une préparation constituée d’1 litre d’eau pour 1kg de sucre et de 2 citrons. Après cette macération, faites bouillir 10 minutes pour dissoudre le sucre qui reste, filtrez et mettez en bouteille… c’est prêt !!
Avec de l’eau bien fraîche, vous ne manquerez pas cet été de louer cette arbuste qui vous apportera tant de fraîcheur et régalera si finement votre palais!

Autres suggestions

L'arbre du mois : l'arbousier

Décembre 2010 • par Denis HUIN, naturaliste, ornithologue

PEUPLIER1

L'arbre blanc

Février 2013 • par Denis HUIN, naturaliste, ornithologue

Les mégalithes des Maures dolmens et menhirs - Ramatuelle

Juillet 2005 • par Bernard ROMAGNAN, vice-président du Conservatoire