Le moulin de Blanche
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Genèse du projet
De 2000 à 2004, le service Patrimoine de la commune de La Garde-Freinet a organisé un chantier de valorisation du patrimoine en partenariat avec :
- le Conservatoire du Patrimoine,
- le service Patrimoine du SIVU du pays des Maures et du golfe de Saint-Tropez,
- l’IME de Sylvabelle à la Croix-Valmer.
L’objectif était de stabiliser les vestiges du moulin à eau et à farine dit « de Blanche », faisant allusion à l’ancien quartier des
« Herbes blanches », situé dans ce secteur.

Le moulin vu depuis la rivière
 
Situation
Le moulin des Neuf-Riaux est situé sur un terrain communal (Parcelle B 417) en contre-bas du barrage de Vanadal.

On peut y accéder :
- depuis la RD 558 par une piste carrossable jusqu’à un petit parking aménagé.
- par le chemin rural « des Neuf Riaux » qui suit la vallée du même nom. Le sentier part du quartier Saint-Joseph dans le village et rejoint le carrefour des Mayons.

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Descriptif du moulin
Il se compose des éléments suivants :
1 - un canal d’amenée d’eau, creusé dans le schiste à flanc de colline, dont une partie a disparu sous le tracé d’une piste récente, la longueur restante est de 50m à peu près. Nous n’avons pas réussi à localiser l’endroit où l’eau était déviée. Mais on peut supposer que le barrage du moulin était situé en aval de la jonction des rivières de Vanadal et du Debaoussadou.

2 - un bassin en partie taillé dans la roche. La partie supérieure maçonnée devait probablement être couverte d’enduit, comme il en reste des traces à certains endroits. Ce bassin, très fruste, est de petite dimension, 200m3 environ. Le moulin devait fonctionner à l’éclusée.

3 - du moulin lui-même, dont il ne reste que les murs. L’édifice était composé de deux niveaux : le moulin au rez-de-chaussée, avec les ouvertures sur le sol (l’une pour l’axe des meules, l’autre pour le réglage de la hauteur des meules) ; au 1er étage, l’habitation (reste de l’évacuation en terre cuite d’un évier, le renfoncement d’une cheminée). À l’angle supérieur du mur sud du moulin, un seuil marquait l’entrée du 1er étage ou un accès à un grenier.

4 - une pièce voûtée, en sous-sol, qui abritait le mécanisme d’entraînement. Celui-ci était composé d’une roue horizontale (à rodet) dont il ne reste aucune trace (probablement en bois).

5 - un canal d’évacuation de l’eau, taillé dans la roche, qui rejoint la rivière.
 
L’existence du moulin est attestée par une délibération communale du 16 mai 1819 qui autorise un certain Louis Courchet à utiliser un terrain communal pour y construire un moulin à eau. En contrepartie, la commune lui demande seulement de refaire, sur 2 m de large, le chemin vicinal qui part du village jusqu’au terrain qui lui est concédé.

Les meules, en pierre de Marseille (en poudingue de calcaire et galets), confirment le fonctionnement du moulin au XIXe siècle. Nous n’avons cependant aucune information sur son activité et son abandon.
 

Vue sur la pièce qui abritait la roue horizontale

Une des meules a été remise à son emplacement initial

Consolidation des murs

Une meule, le jardin et la rivière

Vue sur le bassin

Réinstallation d'une meule à l'intérieur du moulin
 
 

                  
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