Lettre d'infos
du Conservatoire du Patrimoine

juin 2016
 

 

Haïku du mois




L'immortelle

Les frêles capitules

Des immortelles au cœur d'or

Portent du bonheur


© Claudine MANHES

Que s'est-il passé en mai ?

Suivi de notre élevage de vers à soie

Nos oeufs de vers à soie ont éclos et les chenilles ont déjà bien grandi. Nourries trois fois par jour avec des feuilles de mûrier blanc, certaines s'apprêtent à tisser leur cocon, tandis que des plus jeunes sont encore en train de grossir.

Une fois le cocon tissé, il faut patienter une vingtaine de jours avant d'assister à la sortie des papillons.

Merci à Martine qui nous a confié une partie des vers qui avaient éclos de manière inattendue.

Emeline vous accueille les mercredis et samedis à 11h et 14h30 pour une visite gratuite du musée et de notre élevage de vers à soie.


Les vers à soie ont atteint leur taille adulte
et ne vont pas tarder à tisser leur cocon.

Chronique géologique

Le massif des Maures et son voisinage géologique diversifié

Un territoire naturel, comme celui des Maures, dépend des vicissitudes géologiques rencontrées au cours du temps. La surface actuelle du massif, (avec ses reliefs, ses diverses roches affleurantes, ses sols, sa végétation) ne suffit pas pour caractériser un espace naturel spécifique.

(Ce chapitre de la chronique nous entraine dans la réactualisation de concepts et données géologiques et scientifiques indispensables, comme pour les parutions à venir !)

Un exemple : on a longtemps parlé de "Provence cristalline" pour désigner les deux massifs varois : Maures et Esterel. Cette terminologie évoquait la présence de cristaux visibles à l'œil nu dans les roches rencontrées. On regroupait ces deux territoires naturels qui représentent en fait deux contextes géologiques bien différents dans la configuration de la Terre, en des temps différents espacés de centaines de millions d'années (l'unité géologique de temps est le million d'années).

Les Maures et toute région naturelle définie se caractérisent à toutes les échelles de l'espace : du microscopique aux centaines de km, en fonction de leur situation passée, dans le contexte du Globe, à différentes périodes.  Si des éléments géologiques visibles à la surface (roches, fossiles, plis, failles, etc.) ont contribué à en connaitre les caractères, ce sont maintenant des études nouvelles et approfondies : sismiques, géophysiques diverses, géochimiques, pétrologiques, des profondeurs (grâce à des moyens technologiques sans cesse plus performants) qui révèlent et expliquent les "mystères" et spécificités de chaque région, y compris son aspect actuel. La "tectonique des plaques", discipline de la géologie, faisant appel à de nombreux paramètres scientifiques, établie, diffusée, sans cesse complétée depuis les années 1970, a totalement modifié la vision des entités naturelles du globe.

J'en reparlerai en explorant le massif... Et c'est à partir de ces connaissances que les limites et la distinction avec les proches régions varoises peut être établie.

Le  massif  des Maures et ses limites

 -      Au sud s'étend la Méditerranée, espace géologique le plus récent, juxtaposé au massif tel qu'il est au présent. La Méditerranée occidentale a commencé à se former il y a environ 30 millions d'années, en isolant au nord ce massif que nous connaissons, qui avait déjà plus de 300 millions d'années !

 

-      Au  nord, entourant et juxtaposée au massif de Hyères à Fréjus, s'étend la dépression permienne, appelée "Plaine des Maures" dans le secteur central du Luc, alors qu'il s'agit d'un espace naturel tout autre que celui des Maures. Cet espace, grande voie de communication actuelle en contrebas des Maures,  présente des roches sédimentaires détritiques continentales, souvent rouges, d'une nature et d'un âge différents des roches des Maures. Il est souvent dit que ces roches proviennent de l'érosion du massif, en laissant penser au massif actuel... Comment un si petit espace actuel (environ 30 sur 80 km) aurait-il pu produire autant de matériaux détritiques, sur plus de 2000 m d'épaisseur, dans le bassin du Luc ? Ceci laisse envisager un contexte  continental bien différent, bien établi, à savoir : un continent unique sur le globe : la Pangée, à une époque géologique appelée "Permien", entre 290 et 250 millions d'années. En ces temps-là, le massif des Maures, que nous étudions, n'était déjà plus que le vestige abrasé d'un fragment d'une vaste chaine de montagnes antérieure, constituée de terrains retrouvés actuellement de la Mauritanie à l'Oural, et en Amérique du Nord  (contexte de la tectonique des plaques, à suivre...)

-      Au-delà de la dépression permienne :
     -
À l'ouest et au nord : des collines et vallons sédimentaires, souvent calcaires, hérités des sédiments d'un vaste océan antérieur à la Méditerranée : la Téthys.
     - 
À l'est, s'étend le massif de l'Esterel. Des roches volcaniques y sont largement présentes et débordent au-delà, alors que les volcans, au sens d'appareils volcaniques construits en reliefs composites, sont rares : trois ! C'était un rift, une grande cassure dans l'écorce terrestre, et non un grand volcan (évènements liés à la tectonique des plaques).


-      Plus loin, à l'ouest sur le littoral : voici le Cap Sicié, qui se rattache véritablement au massif des Maures. Il en a une constitution parfaitement analogue, et a traversé les mêmes péripéties géologiques !

La Terre évolue, son dynamisme est incessant tant dans les profondeurs qu'à la surface... les connaissances aussi...


                                                                                                                                                                              © Edith PLATELET
Edith PLATELET, géologue, agrégée de l’Université

Patrimoine

Le fruit du mûrier

On a l’habitude d’évoquer le mûrier (amourié en Provençal) pour ses feuilles, tant elles sont associées à l’élevage des vers à soie. C’est d’ailleurs dans le but de développer cette activité qu’a été importé en France, via l’Italie, cet arbre exotique originaire d’Asie, surtout à partir du XVIIe siècle. Bien que la sériciculture ait été abandonnée depuis bien des années, les mûriers sont encore présents dans nos paysages, bordant certains chemins ou allées de bastides, en périphérie de vignes ou à proximité des maisons. Mais, ayant perdu leur intérêt économique, ils tendent à disparaître, sauvés parfois par l’ombrage qu’ils apportent. 
Mais intéressons-nous à son fruit, récolte mineure quelque peu délaissé ou ignoré dans la tradition locale. Il mérite qu’on s’y attarde davantage.

Le mûrier blanc

Si la mûre du mûrier n’a pas une grande renommée, c’est parce que, dans le Var, on rencontre principalement des Mûriers blancs (Morus alba), espèce largement préférée pour la sériciculture : de croissance plus rapide et réputée meilleure pour l’élevage des vers à soie que le Mûrier noir.

Et son fruit (qui peut être de couleur blanche, jaune, rose, mais aussi noire), bien que sucré à maturité, est beaucoup moins parfumé et plus fade que le fruit du Mûrier noir (dont la couleur est noire ou rouge foncé). Néanmoins, certains « anciens » de nos villages rapportent qu’en des temps où les fruits ne circulaient pas autant et ne se trouvaient pas aussi facilement qu’aujourd’hui, on ne dédaignait pas se régaler de cette production secondaire et gratuite.


Mûrier blanc © Laurent BOUDINOT


Mûres blanches presque à maturité
© Laurent BOUDINOT

Hormis cet exemple, il n’existe pas localement, à ma connaissance, de tradition culinaire, comme il peut y en avoir ailleurs dans la région méditerranéenne (si des lecteurs ont des informations à ce sujet, nous serons heureux de les recueillir).

Pourtant, aujourd’hui, on montre pour ce fruit un intérêt certain ; on trouve notamment à la vente des mûres blanches séchées, dont on vante les vertus toniques et stimulantes, pour leur teneur en fer, en vitamine C et en antioxydant.

Sur la fructification du Mûrier blanc, lire l’article de l’association « Fruitiers rares » :
http://www.fruitiers-rares.info/articles87a92/article87-fructification-Murier-blanc-Morus-alba.html.

 

Le Mûrier noir

Il en va autrement du fruit du Mûrier noir (Morus nigra), introduit du Moyen-Orient beaucoup plus tôt en Europe que le Mûrier blanc. Il est inscrit dans la pharmacopée depuis l’Antiquité pour ses vertus astringentes, laxatives, pour lutter contre les maux de gorge, etc. Il est également présent dans la culture méditerranéenne comme aliment, consommé frais ou séché, sous forme de sirop ou en confiture. Il était, paraît-il, planté à proximité des poulaillers, car le fruit était très apprécié des volailles. 

Pour distinguer le mûrier noir du mûrier blanc :
http://www.fruitiers-rares.info/articles87a92/article89-reconnaitre-le-Murier-noir-Morus-nigra.html

D’autres espèces à fruits savoureux

D’autres espèces de mûriers présentent des fruits aux qualités gustatives, comme le Mûrier platane (Morus Kagayamae), originaire du Japon. Bien qu’il ait des fruits délicieux, on plante le plus souvent, pour l’ombrage qu’il procure, une variété sans mûre pour éviter de tacher terrasses ou voitures.
Citons encore le Mûrier multicaule (Morus multicaulis), originaire de Chine ou le Mûrier rouge (Morus rubra), provenant d’Amérique du Nord, dont les variétés sont autant de promesses gustatives.

Un pépiniériste ayant une très belle collection de mûriers : http://www.cochetfrederic.com/muriers-a-fruits.html


Si vous souhaitez découvrir ces fruits et les goûter, c'est la saison pour les cueillir ! © Laurent BOUDINOT

Tarte aux mûres du Mûrier platane, sur lit de crème pâtissière. Un grand merci à la cuisinière !
© Laurent
BOUDINOT

Confiture des fruits du Mûrier platane.
© Laurent BOUDINOT

Si ailleurs des études ont permis d’identifier des cultivars (variétés locales), à ma connaissance, aucune étude n’a été réalisée dans le Var. N’ayant plus d’intérêt économique, l’arbre est menacé et disparait progressivement devant l’extension urbaine, notamment, ou par simple abandon. Il mériterait d’être étudié et préservé. Et si sa feuille n’est plus un argument, peut-être son fruit saura-t-il séduire les papilles et contribuer à le sortir de l’oubli.

Sources :
- Une conférence sur « Le Mûrier, de la Chines aux Cévennes », de Jean-Paul Roger,
ancien responsable du Conservatoire botanique de Porquerolles.

- Lieutaghi (P.), Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux, Editions Actes Sud.
- Fattori (Y.),
La soie de la graine au tissu, la sériciculture dans le Var, Société Nouvelle Imprimerie Dracénoise, 1989.

Laurent BOUDINOT

Le site internet du mois

Films d'animation les experts de l'archéologie, pour ceux qui veulent comprendre avec humour les métiers de l'archéologie

En juin, nous fêtons les Journées Nationales de l'Archéologie. Mais finalement, connaissez-vous bien le rôle de l'archéologue ? Saviez-vous qu'il existe des spécialistes tels que le palynologue, l'archéozoologue ou encore le xylologue ?

Sur le site de l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), dix métiers de l'archéologie sont racontés avec humour, dans des petits films d'animation de deux minutes.



Appel à bénévoles

Entretien du site de Miremer

Ce mois-ci, Alain BOUVARD et son équipe de bénévoles organisent une nouvelle journée d'intervention au verger conservatoire de figuiers de Miremer le samedi 18 juin.

Au programme : débroussaillage du maquis sous la croix. En fonction des participants, un travail de pierre sèche à proximité de la source est également prévu.

Toute personne souhaitant apporter son aide et sa bonne humeur au groupe est la bienvenue !


Pour tous renseignements et inscriptions : l.arp@hotmail.fr 

 

L'agenda du Conservatoire

Manifestations 
Vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 juin
> Rendez-vous aux jardins, 

La 14e édition des Rendez-vous aux jardins a pour thème "Les couleurs du jardin", à cette occasion le Conservatoire du Patrimoine proposera l'atelier du fabricant de couleurs :

- samedi 4 juin de 14h à 17h au parc Sainte-Claire à Hyères
- dimanche 5 juin toute la journée au Domaine du Rayol


Vendredi 3 juin
> 14h
Le conservatoire de figuiers de Miremer,
avec Laurent BOUDINOT, chargé du patrimoine


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Vendredi 17, samedi 18 et dimanche 19 juin
>
Journées nationales de l'archéologie

La 7e édition des Journées nationales de l'archéologie aura lieu les 17, 18 et 19 juin 2016. Que vous soyez passionnés d’histoire ou simples curieux, familles, scolaires ou étudiants, venez découvrir les coulisses du patrimoine et de la recherche archéologique et accédez à des lieux exceptionnellement ouverts au public !


Vendredi 17 juin
> 9h30
Le village médiéval du Fort-Freinet,
avec Laurent BOUDINOT, chargé du patrimoine


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Tous les mercredis et samedis - GRATUIT
> 11h et 14h30
Visite commentée du musée,
avec Emeline CAULLE, animatrice du Conservatoire
Animations familles
Mercredis 8 et 22 juin
> 14h
Fabrication d'instruments de musique de la nature
, avec Fabien TAMBOLONI, technicien forestier

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Samedi 25 juin
> 14h Le Pape des escargots,
avec Fabien TAMBOLONI, pape des escargots

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Balades, stages et ateliers 
Mercredi 1er juin
> 14h Atelier cosmétiques naturels "baume pour le visage"
, avec Charlotte MAES, herbaliste

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Samedi 4 juin
> 9h30 Atelier photo, avec le club photo du Plan-de-la-tour

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Samedi 11 et dimanche 12 juin
>
Stage pierre sèche, avec Alain BOUVARD, éducateur technique spécialisé en métiers du bâtiment

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Mercredi 15 juin
> 14h Le levage du liège
, avec Fabien TAMBOLONI, naturaliste et forestier

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Mercredi 22 juin
> 14h Atelier herboristerie "hydrolat d'hélichryse des sables", avec Charlotte MAES, herbaliste

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Samedi 25 juin
> 10h Le levage du liège
, avec Fabien TAMBOLONI, naturaliste et forestier

[Plus d'infos...]


Dimanche 26 juin
> 18h30 A cheval dans les Maures
, avec Mourad RAMOUL, accompagnateur équestre

[Plus d'infos...]
       
 

Pour tous renseignements et réservations : 04 94 43 08 57


À venir dans les Maures et le reste du Var

Visites commentées


© OT Puget-sur-argens

Jeudi 2 et 30 juin
>
9h
La mémoire des pierres d’une ancienne taillerie de meules

Cette petite randonnée en forêt vous permettra de découvrir un site historique encore peu connu. Il s’agit de vestiges d’anciennes carrières de meules encore bien préservés, un lieu émouvant où les traces des outils laissées sur la roche témoignent d’un passé pas si lointain…

À Puget-sur-argens
Plus d'informations
auprès de l'office de tourisme au 04 94
19 55 29

Vendredi 17 juin
> 14h,
Visite du bâtiment des Archives Départementales

Visite guidée des magasins d'archives, de la salle d'expositions, de la salle de lecture, des ateliers de restauration, de photographie et numérisation, des salles de tri...

À Draguignan, espace culturel Pôle Chabran
Inscription obligatoire en remplissant le formulaire en ligne


© E.C.

Samedi 18 juin - Gratuit
> 10h,
À eau, à vent et à sang, découverte de l'histoire des moulins de la commune

Histoire de l'ensemble de ces moulins qui ont fait vivre la communauté depuis des siècles.

À Grimaud, rdv au moulin Saint-Roch
Réservation obligatoire auprès du musée 04 94 43 39 29 ou de l'Office de Tourisme 04 94 55 43 83

Mercredi 29 juin
> 21h30,
Eveil au monde de la nuit

Partez à la découverte du monde de la nuit en utilisant chacun de vos sens. A l'écoute des sons, à la recherche d'animaux nocturnes et de plantes à odeur, vous parcourez forêt et herbes folles dans la douceur parfumée d'une nuit d'été.

Une expérience inoubliable permettant aussi de se redécouvrir !

À La Londe-les-Maures
Plus d'informations
auprès de l'office de tourisme au 04 94 01 53 10


© Patricia HUSS

 
Ateliers

© Conservatoire du patrimoine

Samedi 4 juin
> 14h30,
Paillasse l'épouvantail

Les enfants seront accompagnés dans la réalisation d'épouvantails. Ils seront personnellement impliqués puisqu’ils auront ramené de vieux objets leur appartenant. A l’issue de l’animation, les épouvantails décoreront le nouveau jardin de la médiathèque.

À la médiathèque du Cannet-des-Maures
Inscriptions
au 04 94
50 35 20

 
Conférences 
Mercredi 8 juin
> 18h Chansons populaires dans le Var : le témoignage de Rose Salle (Carcès), par Jean-Luc Domenge, Majoral du Félibrige, enseignant chercheur.


À Draguignan, 21 allée d'Azémar
Plus d'informations auprès de la Société d'Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var
au
04 94 68 38 32

Samedi 11 juin
> 17h Les gorges du Carami : un lieu de solitude et d'émerveillement, par   'Ada ACOVITSIOTI-HAMEAU, Claudine LEROUX, Virginie RIOU, Philippe HAMEAU et Gérard WAGNER (Université de Nice et ASER du Centre-Var)


À Méounes-lès-Montrieux, salle du conseil municipal
Plus d'informations auprès de l'ASER au 04 94 86 39 24

Mercredi 15 juin
> 18h La raréfaction des abeilles, causes et conséquences, par Gwenolé LEGUELLEC, entomologiste photographe.


À La Londe-les-Maures, salle Cassin
Plus d'informations auprès de la médiathèque au 04
94 01 53 10

Jeudi 30 juin
> 14h30 Les laisses de mer, par le service Observatoire Marin.


À Cavalaire-sur-mer
Plus d'informations auprès de la médiathèque au 04
94 01 93 20

 
Expositions

© Eric Bourret

Du 26 mai au 19 juin
>
Paysages archéologiques

Dans le cadre du Festival de la photographie méditerranéenne, Eric Bourret propose un extrait d’un travail photographique réalisé entre 1995 et 2000. Eric Bourret a parcouru à pied les sites archéologiques du Proche-Orient : Egypte, Jordanie, Liban, Syrie, Yémen. Il en résulte une vision singulière.

À La Cadière-d'Azur, maison du terroir et du patrimoine
Plus d'informations
au 04 94
98 26 56

 

. Document réalisé par Mélanie ROBEAU, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine

Conservatoire du Patrimoine - Chapelle Saint-Jean - 83680 LA GARDE-FREINET
Tél : 04 94 43 08 57 - Mail : cpatfreinet@orange.fr