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Lettre d'infos
du
Conservatoire du Patrimoine
Septembre 2018

  Lettre été 2018 Sommaire Lettre octobre 2018  

Haïku du mois

Claudine MANHES


Le chardon bleu

L'agressivité
La douceur de la couleur

Le beau chardon bleu

Haïku - Chardon bleu
© C. MANHE
S

Que s'est-il passé cet été ?

Un sentier jusqu’à la Baume des Maures
La baume des Maures
La baume des Maures.
Le site de la Baume était le terrain de jeu de nos « anciens » qui se souviennent qu’enfants, ils appréciaient particulièrement la tranquillité des lieux pour être loin du regard des adultes. En effet le site se trouve à mi-pente dans le vallon de Vanadal, derrière la Croix qui domine le village, soit à environ une demi-heure à pied.
Si ces gamins appréciaient tant la Baume des Maures, c’est aussi pour le décor qu’elle offrait à leur imaginaire. Le site est spectaculaire : il est formé d’une petite grotte profonde de quelques mètres seulement, ouverte sur une esplanade et dominée par une avancée rocheuse formant un vaste abri ; tout cela dans un îlot de verdure entouré de falaises infranchissables, le seul accès étant, au sud, un passage étroit entre la paroi rocheuse et un énorme bloc qui s’en est détaché.

La Baume des Maures est également connue pour avoir été un site d’inhumation préhistorique. Elle a été fouillée par le curé de La Garde-Freinet dans les années 30, par Jean Joubert de 1965 à 1969, puis par Philippe Hameau, en 2001.

La Baume a laissé des vestiges d’époques différentes, mais c’est à la fin du Néolithique que son utilisation a été la plus intense comme lieu d’inhumation : au moins trente-deux tombelles ont été dégagées sur l’esplanade.
Après crémation, une partie des restes humains étaient placés en pleine terre. Ces amas d’ossements brûlés (à une température d’au moins 800°C) avaient probablement été nettoyés, car très peu de charbons de bois y étaient présents. Chaque dépôt osseux correspond aux restes incomplets d’un ou de plusieurs individus des deux sexes et de tous âges. Des objets accompagnaient ces tombelles : objets de parure, armatures de flèches, outils en pierre, éclats de silex et des récipients céramiques. Il s’agit d’un mobilier classique et analogue à celui des sites sépulcraux de la fin du Néolithique en Provence (pour plus d’informations : Philippe Hameau, « Un dernier regard sur la Baume des Maures, La Garde-Freinet, Var », Revue du Centre Archéologique du Var, 2006, pp.75-91).

Pour rendre accessible ce site original, la commune de La Garde-Freinet a signé au début de l’année une convention avec le propriétaire qui a autorisé la création d’un sentier pour s’y rendre.


Démontage du muret en pierre et étalement du remblai.
Au mois de juillet dernier, la commune et le Conservatoire du Patrimoine ont accueilli 17 jeunes pionniers belges âgés de 16 à 18 ans, originaires de Virton et alentours, pour aménager près de 500 m d’un sentier à flanc de colline. Équipés de sécateurs, pioches et couteaux-scie, les pionniers n’ont pas manqué de courage. Et dans une ambiance fraternelle et solidaire, ils ont dessouché bruyères filaires et autres nerpruns, édifié de petits murets de soutènement du sentier et transporté d’énormes blocs de pierre pour façonner des marches le long de l’itinéraire. En moins d’une semaine, l’affaire était réglée. Il existe désormais un sentier qui permet de visiter le site exceptionnel de la Baume des Maures, au départ de la Croix qui surplombe le village (le sentier sera prochainement balisé).
Comme cette vaillante équipe n’a pas refusé de donner encore, nous en avons profité pour arracher les repousses sur l’aire de Val d’Aubert et nettoyer une partie du sentier de Miremer.

Désherbage en cours de l'aire de Val d'Aubert.   La satisfation du groupe, après le travail.

Nous remercions vivement ces jeunes belges, enthousiastes et motivés, pour le travail qu’ils ont accompli au bénéfice du patrimoine de La Garde-Freinet.
 Texte et photos : Laurent BOUDINOT
Un brusc vitré au rucher de Blay
L’année 2017 a vu plusieurs colonies du rucher communal de Blay périr, comme chez de nombreux apiculteurs qui ont particulièrement souffert de la sécheresse ; et il a été difficile de trouver des essaims au printemps 2018 pour compenser les pertes.
Le 12 juillet vers 22h00, avec l’apiculteur Dimitri Chatelle, nous n’avons installé qu’un seul essaim, qui a été placé dans un brusc aménagé de fenêtres en plexiglass ouvertes sur un côté et sur le haut (un merci au passage à Cathy qui a fabriqué ce système). Ces ouvertures nous permettent d’observer un peu mieux l’accroissement de la colonie et l’évolution de son état sanitaire.
A la faveur des conditions météorologiques estivales exceptionnelles, les colonies ont enregistré entre le 19 juillet et le 21 août une croissance de plus de 5 kg, avec des réserves de miel observables sur plusieurs rayons.
Si la bonne santé de nos ruches se confirme au mois de septembre, nous tenterons d’en prélever une partie sur les plus vigoureuses, de les « rogner », comme les contrats d’élevage le mentionne sous l’Ancien Régime.

Installation du brusc vitré au rucher de Blay, le 12 juillet 2018.

Visite de la ruche le 19 juillet 2018, avec sa fenêtre latérale.
Texte et vidéos : L. BOUDINOT

Le coin des naturalistes

Guêpier d Europe 
dessin du guêpier - L. MIRANTE
Autant son nom commun que latin, Merops apiaster (apis signifie abeille), l'indiquent il a pour nourriture favorite le guêpes, mais aussi les abeilles, les frelons et les bourdons. Même si ces insectes restent son menu préféré, il ne refuse pas les papillons, les libellules, les cigales, etc.

Si vous entendez son chant, très fluté et très beau, mais ne voyez pas l’oiseau, c’est normal. Habitué à voler en groupe et à haute altitude, son chant peut être entendu à très longue distance. Mais encore plus beau que son chant, c’est son plumage aux couleurs improbables, qui lui donne un air d’oiseau exotique.

Grégaire et habitant des milieux ouverts, il reste volontiers près de l’eau où il profite des endroits meubles pour creuser son nid ! En effet le guêpier perse un tunnel d’environ un mètre de profondeur menant à une chambre de ponte. Pour cela, il est capable de sortir jusqu’à sept kilos de terre.

Les colonies, agrandies après la naissance des petits, se rassemblent dès la mi-juillet, avant leur retour en Afrique où ils passeront l’hiver. Leur départ à la mi-septembre annonce la fin de l’été. Ils seront de retour en France dès la fin du mois d’avril.

En grand nombre et souvent perchés sur des arbres nus ou sur des fils électriques, ils sont faciles à observer.

Vous avez vu cet oiseau ? N’hésitez pas à partager vos observations sur www.faune-paca.org.
Texte : Andrea FERNANDEZ de la LPO PACA
Dessin : Laura MIRANTE

Le site internet du mois

LPO PACA, pour ceux qui veulent agir pour l'oiseau et la biodiversité 
Logo LPO Paca
La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) est une association largement connue et répandue dans toute la France. Dans notre seule région, il y a une antenne par département et 21 groupes locaux.

Même si la protection des oiseaux reste son but ultime, elle agit dans un spectre d'actions plus large afin de protéger la biodiversité, en commençant par la biodiversité la plus proche, celle des jardins et des balcons des particuliers (Refuge LPO).

Dans notre région, elle gère plusieurs espaces nature : les salins d'Hyères (83), le PNR des gorges de Daluis (06), le PNR des Partias (05), la zone humide des piles et son jardin aux libellules (O5), et d'autres encore. Un agenda riche en activités propose des nombreuses sorties nature pour les découvir.
 
De plus, elle a en gestion le Centre Regional de Sauvegarde la Faune Sauvage (CRSFS) de Buoux, dans le Luberon, qui a pour vocation première de recueillir les animaux sauvages en détresse trouvés par les particuliers, de les soigner et les réinsérer au terme de leur convalescence dans leur milieu naturel.

Que faire si vous avez trouvé un animal sauvage en détresse ? Voir les conseils
 

L'agenda du Conservatoire

Journées Européennes du Patrimoine

Samedi 15 septembre - GRATUIT
> 9h30 Le village médiéval du Fort-Freinet,
avec Laurent BOUDINOT, chargé du patrimoine
[Plus d'infos...]


> 14h Le conservatoire de figuiers de Miremer,
avec Laurent BOUDINOT, chargé du patrimoine
[Plus d'infos...]


Dimanche 16 septembre - GRATUIT
> 9h30 Découverte de La Garde-Freinet
avec Laurent BOUDINOT, chargé du patrimoine
[Plus d'infos...]

> 14h Le moulin à vent de l'Adrech
avec Laurent BOUDINOT, chargé du patrimoine
[Plus d'infos...]



> Rechercher un événement près de chez vous <





Du 23 septembre au 7 octobre 2018
Chantier de bénévoles


Restauration de murets en pierre sèche, amélioration des cheminements, plantation et entretien de figuiers et désherbage alterneront avec des journées de détente, baignades et visites culturelles de la région.

Nous partagerons ensemble le quotidien de bénévoles venus de tous horizons et de toute l’Europe autour d'un projet collectif en pleine nature !


Dates : du 23/09/18 au 7/10/18
Hébergement : gîtes collectifs VVF
Age minimum : 18 ans
Participation : 150 euros
Nombre : 15 personnes max

Lundi 3 septembre
> 14h Atelier paléographie, avec Elisabeth SAUZE, archiviste paléographe

[Plus d'infos...]
Mercredi 19 septembre
> 14h Atelier herboristerie, avec Charlotte MAES, herbaliste

[Plus d'infos...]

À venir dans les Maures et le reste du Var

visites commentées 
Visite Fréjus et la Grande Guerre
© www.frejus.fr
Tous les mercredis de septembre et octobre
> 14h Balade Frejus et la Grande Guerre

Pagode Hong-Hien, Mosquée Missiri, Musée des Troupes de Marine, exposition temporaire. En cette année 2018 une exposition sera consacrée à Fréjus dans la Grande Guerre. Cette visite complémentaire permet de découvrir l'empreinte laissée sur le territoire : camps des soldats coloniaux, hôpitaux, militaires, lieux de recueillement, collections. Voiture obligatoire.

À Fréjus, lieu de RDV communiqué à l'inscription

Plus d'infos auprès de l'office de Tourisme au 04 94 51 83 83 ou ici
© M. GASQUY
Mardi 4 septembre
> 10h Balade à la découverte des plantes littorales à Hyères
Venez découvrir à proximité de la mer, la présence constante de sel marin, un facteur écologique qui induit des particularités incroyables chez les plantes.

Mardi 11 septembre
> 10h Balade à la découverte des paysages insulaire

Partez à la découverte des paysages uniques de l'île de Porquerolles en compagnie d'un garde-moniteur.

À Hyères, île de Porquerolles

Plus d'infos auprès de la maison de parc national à Porquerolles au 04 94 58 07 24 ou ici
Manifestation

Vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 septembre
>
Dessine-moi une tomate. En route vers l'utopie

Tous les jours, des conférences, des tables rondes, des ateliers et des animations.

Le Conservatoire du Patrimoine tiendra un stand tout au long du week-end, venez nous rencontrer et (re)découvrir nos activités !

Possibilité de restauration sur place (restaurant Bio).

 

À Grimaud, chapelle Notre Dame-de-la-Queste
Plus d'informations
auprès de l'association Je fais ma part au 0
6 10 83 63 96 ou ici

Conférences 
Samedi 8 septembre
>  17h Quarante ans de travaux de l'ASER sur le pastoralisme
, par A. ACOVITSIOTI-HAMEAU, Anthropologue (l'ASER du Centre-Var).
À Méounes-lès-Montrieux, salle du conseil municipal, mairie
Plus d'infos auprès de L'ASER au 04 94 86 39 24
Mercredi 12 septembre
>  18h Les champignons du Var
, par Christine VALANCE, chef de la section mycologie de la SSNATV/Vespiland.
À La Londe-les-Maures, salle Cassin
Plus de renseignements auprès du service environnement au 04 94
01 55 40
Mercredi 12 septembre
>  18h Photographie socio-économique du Var en 1907 à Draguignan
, par Mme DOR, docteur en Histoire.
À Draguignan, Société d'études scientifiques, 21 allée d'Azémar
Plus de renseignements au 04 94 68 38 32
Vendredi 14 septembre
>  16h La transhumance
, par R. DECUGIS, de l'association "Les Chemins du Patrimoine".
À solliès-Pont, salle J. MURAT, impasse de l'enclos
Plus de renseignements auprès de l'office de tourisme de Solliès-Pont au 04 94 28 92 35
Expositions
ExPo Archilumen
Chai du Domaine Ott, Taradeau - Carl Fredrick Svenstedt© M. Eisenlohr
Du 14 septembre au 28 décembre
ARCHILUMEN, dialogue sensible entre lumière et architectures dans le Var

Un parcours conçu pour questionner la relation entre lumière et architecture, dialogue sensible tendant à poétiser une sélection d’édifices emblématiques varois. Vingt-tois photos où la lumière donne corps et sens, matière et vie à des architectures diverses, seront présentes sur les murs de la Rue des  arts ce quartier de Toulon où l’implantation de galeries d’art, d’ateliers d’artistes et de stylistes, de boutiques de créateurs, d’artisans et de bars redynamisent la vie de jour comme de nuit.

Des ateliers, des visites commentées et une séance cinéma plein air viendront compléter la médiation de l’exposition gratuitement.
Le programme détaillé ici

À Toulon,
Plus d'infos auprès du CAUE VAR (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement du Var)  au 04 94 22 65 75

  Document réalisé par Laura MIRANTE, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine
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Conservatoire du Patrimoine - Chapelle Saint-Jean - 83680 LA GARDE-FREINET
Tél : 04 94 43 08 57 - Mail : cpatfreinet@orange.fr