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Lettre d'infos
du
Conservatoire du Patrimoine
Janvier 2019

  Lettre décembre 2018 Lettre février 2019

 

Haïku du mois

Claudine MANHES


Les clochers en bulbe

Les clochers en bulbe
Se trouvent au bord des chemins


Ils coiffent des églises


clochers en bulbe
© C. MANHE
S

Que s'est-il passé en décembre ?

Parution guides 2019 
guide activités 2019
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En ce début d'année 2019, le Conservatoire a le plaisir de vous annoncer que le nouveau guide d'activités est sorti et que vous pouvez d'ores et déjà le consulter en ligne

Nous vous proposons deux nouvelles animations à découvrir en familles :

Fouilles archéologiques : accompagné par notre archéologue Audrey, venez vous initier, le temps d'un après-midi, à la technique des fouilles.
Premier rendez-vous : le mardi 16 avril à 15h.

Jeu de piste dans la colline : une occasion de découvrir le massif des Maures en famille. D'indice en indice, le parcours vous mènera jusqu'au trésor !
Premier rendez-vous : le vendredi 22 février à 14h30.

La photo de couverture, illustrant l'ail sauvage en fleur, a été prise par Sarah OZOLINS, gagnante de notre concours photos du mois d'octobre. Bravo à elle et un grand merci à tous les participants !

Bonne lecture et à très bientôt !

 
Depuis 18 ans, le Conservatoire du Patrimoine édite une revue scientifique qui traite, selon les auteurs, de thèmes historiques, ethnologiques, géologiques ou naturalistes sur l'aire du massif des Maures.

Ce quatorzième numéro voit la participation de trois auteurs déjà connus de nos lecteurs, Elisabeth SAUZE, Bernard ROMAGNAN et Fabien SALDUCCI, ainsi que Jean-Marie GUILLON, professeur des universités émérite.

La nouvelle revue est déjà en vente au Conservatoire au prix de 20 €. Elle est offerte gratuitement à tous nos adhérents à jour de leur cotisation (20 €) pour l'année 2019.

Pour voir la série complète des revues et télécharger les articles, cliquez ici.
Couverture Revue 14

SOMMAIRE

L'évolution urbaine de La Garde-Freinet de 1613 à 1746.
Elisabeth Sauze

Une justice de proximité à la fin de l’Ancien Régime : la justice seigneuriale de Cogolin (1773-1789).
Fabien Salducci

Comment aller de St-Tropez à Ste-Maxime : par terre ou par mer (XVIe-XXIe s.) ?
Bernard Romagnan

Les Maures, aux origines des maquis de Provence.
Jean-Marie Guillon

Le coin des naturalistes

TITRE Aigle royal 
Ce magnifique rapace a un plumage marron foncé aux nuances roussâtres, avec la calotte et la nuque claires. Les reflets dorés à ce niveau de la tête lui ont valu le surnom d'Aigle doré. Oiseau de grande taille, son envergure alaire est de 2 mètres en moyenne, la femelle étant toujours plus grande que le mâle. Ces caractéristiques font de lui le plus grand prédateur aérien du monde.
Les yeux de l’aigle font à peu près la même taille que les nôtres, mais ils sont dix fois plus puissants. Ils ont deux centres de mise au point qui vont lui permettre de regarder devant et sur les côtés en même temps. Il peut de même reconnaître cinq couleurs primaires.
Comme la plupart des rapaces diurnes, il pratique le vol plané en profitant des convections thermiques pour se déplacer sans beaucoup d’effort. Cependant il est capable de réaliser de très grandes accélérations quand il chasse et lors des piqués vertigineux qu’il réalise pendant ses parades nuptiales. Il peut atteindre dans ce cas les 250-300 km/h, ce qui fait de lui le deuxième oiseau le plus rapide au monde après le faucon pèlerin.
À cette vitesse, il arrive à capturer un grand nombre de proies différentes : des petits passereaux et des rongeurs mais également des mammifères de grande taille tels que les marmottes, renards ou chevreuils. Son régime est déterminé en fonction des ressources présentes sur son territoire et est ainsi très éclectique. Pendant la mauvaise saison, il adapte son alimentation et devient charognard. C’est ce large spectre de prédation qui lui permet d’être sédentaire même si certaines populations sont en partie migratrices.
L’abondance de proies détermine aussi la taille de son territoire, qui est situé, d’une manière générale, au dessus des sites de nidification, ce qui permet ainsi aux aigles de ramener des proies lourdes et volumineuses par un trajet descendant en vol plané. En effet, chaque couple d’aigle royal possède un territoire vaste avec plusieurs aires de nidification, qui seront utilisées par le couple à tour de rôle pendant plusieurs années. La plupart du temps, elles sont situées dans une falaise ou une cavité, plus rarement sur les arbres. L’aire est constituée de branchages, elle est rechargée tous les ans et peut atteindre les deux mètres de diamètre et deux mètres et demi d’épaisseur.
La saison de reproduction de l’Aigle royal (Aquila chrysaetos) est très longue et commence en novembre avec la recharge en branchage d’une ou plusieurs aires et les vols territoriaux. Mais, c’est à partir du mois de janvier que les parades et les spectaculaires démonstrations aériennes ont lieu. C’est à ce moment là que l’on peut observer des acrobaties et des jeux aériens : longs piqués, vols en festons, retournements, accrochages de serres à serres, offrandes de proies.
La couvaison dure en moyenne 45 jours et est une période délicate car le moindre dérangement peut entraîner l’abandon des œufs et l’Aigle royal, contrairement à d’autres oiseaux, ne fait pas de ponte de remplacement.
La couvaison et le nourrissage du jeune sont assurés presque exclusivement par la femelle, grâce à l’apport de proies réalisé par le mâle. Avec sa présence continue dans le nid, la femelle assure aussi la protection du jeune contre les aléas météorologiques et contre son seul prédateur naturel connu, le Grand corbeau.
Le jeune ayant pris son envol, commence une période d’apprentissage avec ses parents afin de devenir autonome. Quand il atteint son autonomie, il est expulsé du territoire familial, parfois d’une manière assez violente.
Le saviez-vous ? Un couple d’Aigle royal niche dans le massif des Maures. Sa période de discrétion est finie et nous pouvons déjà commencer à observer ses manoeuvres de reproduction… à vos jumelles ! Et n’oubliez pas de partager vos observations avec nous sur www.faune-paca.org .
Texte : Andrea FERNANDEZ
Dessin : Laura MIRANTE

Le site internet du mois

titre  UNESCO : La pierre seche au patrimoine immatériel  
Logo UNESCO
Le mercredi 28 novembre 2018, "L'art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques" a été reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. La candidature a été portée par plusieurs pays : Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne et Suisse.

« Les structures en pierre sèche ont façonné des paysages multiples et fort variés, permettant le développement de différents types d’habitats, d’agriculture et d’élevage. Ces structures témoignent des méthodes et pratiques utilisées par les populations depuis la préhistoire jusqu’à l’époque moderne pour organiser leurs espaces de vie et de travail en optimisant les ressources naturelles locales et humaines. Elles jouent un rôle essentiel pour empêcher les glissements de terrain, inondations et avalanches, lutter contre l’érosion et la désertification des terres, améliorer la biodiversité et créer des conditions microclimatiques adéquates pour l’agriculture. Les structures en pierre sèche sont toujours réalisées en parfaite harmonie avec l’environnement et la technique est représentative d’une relation harmonieuse entre les êtres humains et la nature. La pratique est principalement transmise à travers une application pratique adaptée aux conditions propres à chaque lieu. »

Comme le dit une personne dans la vidéo ci-dessous, "la pierre sèche n'a pas de frontières, ni dans le temps ni dans l'espace".

Nous vous invitons à consulter la liste complète du patrimoine culturel immatériel, vous y retrouverez par exemple, le langage sifflé (Turquie), un mode de communication articulé permettant de dire des mots en sifflant ; les savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse ; le chapei Dang Veng (Cambodge), une tradition musicale cambodgienne étroitement liée à la vie, aux coutumes et aux croyances de la population cambodgienne ; la danse Wititi de la vallée du Colca (Pérou), une danse populaire traditionnelle associée au passage à l’âge adulte.
 
"L'art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques"
Voir ci-dessous, une manifestation, le 12 janvier, en l'honneur de ce classement
 

L'agenda du Conservatoire

Samedi 26 janvier
> 18
e Rencontres Histoire et Patrimoine des Maures


Organisées par le Conservatoire du Patrimoine du Freinet et la comune de Sainte-Maxime, cette journée a pour but de permettre aux chercheurs, historiens et aux différentes associations locales concernées par l’histoire, le patrimoine, l’archéologie et le milieu naturel, d’échanger et de partager les expériences, mais aussi de faire le point sur les recherches en cours dans le massif
des Maures.

Une série de mini-conférences vous sera proposée toute la journée par des intervenants de grande qualité.


À Sainte-Maxime, Casino Barrière
Programme à venir
Ateliers 

Lundi 7 janvier - Gratuit pour les membres de l'association
> 14h Atelier paléographie, avec Elisabeth SAUZE, archiviste paléographe

[Plus d'infos...]
Atelier herboristerie  Mercredi 27 janvier
> 14h Atelier herboristerie "Tisane détox", avec Charlotte MAES, herbaliste

[Plus d'infos...]

Pour tous renseignements et réservations : 04 94 43 08 57 - cpatfreinet@orange.fr


À venir dans les Maures et le reste du Var

Conférences 
Mercredi 9 janvier
> 20h La libération de la Provence (Juin-Septembre 1944)
, par J-M. GUILLON Professeur à la faculté d'Aix-Marseille.
À Roquebrune-sur-Argens, Salle Molière, Place Germain Ollier
Plus d'infos au 06 22 60 32 91
Mercredi 9 janvier
> 20h Honoré Muraire, de la Révolution à l'Empire, un comte dracénois
, par E. PALANDJIAN, membre de la Société d'Études.
À Draguignan, Société d’Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var, 21, allée d’Azémar
Plus d'infos au 04
94 68 38 32
Mardi 15 janvier
> 17h30 Accueillir et protéger la biodiversité en ville,
par A. ABOUCAYA, Docteur en sciences naturelles
et ingénieur spécialiste de l’agriculture et de l’environnement, botaniste au service connaissance du patrimoine du Parc national de Port-Cros.
À Hyères, Maison de l'Environnement, 17 Rue Ernest Reyer
Plus d'infos au cietmaures@gmail.com
Mercredi 16 janvier
> 17h45 L'arbre dans tous ces états
, M. DUPLAN, arboriste.
À Toulon, Relais Socioculturel Peiresc, Collège Peiresc, Bd de Strasbourg

Réservation obligatoire au 07 82 14 62 08 ou au 09 51 06 66 20
Samedi 19 janvier
> 18h La Provence au fil des airs et des climats,
par M. CEPLEANU.
Au Val, moulin à huile
Plus d'infos auprès de l'office de tourisme de la Provence Verte au 06 41 43 77 88
Jeudi 31 janvier 2019
> 18h La naissance de l'automobile : une aventure périlleuse, par A. GERVAIS, chargé des archives de l'Automobile Club de Nice.
À Draguignan, Auditorium du Pôle culturel Chabran, 660, boulevard Kennedy
Plus d'infos au 04 83
95 83 32
 
Samedi 12 janvier
> 15h Fête du classement de la pierre sèche au Patrmoine Culturel Immatériel de l'Humanité 
 


Le classement a été proclamé le 28 novembre à Port-louis (Île Maurice). L'ASER a été l'une des associations promotrices de cette demande qui a été présentée par huit pays.

À Cabasse, Espace culturel Matavo, cinéma
Plus d'infos auprès de l'Aser au 04 94 86 39 24
 
EXPOSITIONS
Jusqu'au 23 février 2019
> (Intervalles), une expérience d'art numérique


À Draguignan, chapelle Observance, place de l'Observance
Plus d'informations au 04 94 84 54 31

  Document réalisé par Laura MIRANTE, chargée de communication du Conservatoire du Patrimoine
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Conservatoire du Patrimoine - Chapelle Saint-Jean - 83680 LA GARDE-FREINET
Tél : 04 94 43 08 57 - Mail : cpatfreinet@orange.fr