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Se vouas pas vèire tei souco ploura,
avans Mars fau lei pouda.
Si tu ne veux pas voir tes vignes pleurer,
avant mars il faut les tailler.
(traduction P.PREIRE)
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QUE
S'EST-IL PASSE EN FEVRIER? |
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Journées Mondiales des Zones Humides
Lors du 1er week-end de
février, la ville de Fréjus a organisé
pour la 6ème année les journées
mondiales des zones humides sur un site
phare de notre département : les étangs
de Villepey, appelés aussi la petite
Camargue varoise.
Les étangs de
Villepey
Entre mer, montagnes et rivières, ces
étangs forment une des seules zones
humides littorales entre la Camargue et
l'Italie. Ils ont été façonnés dans le
delta de l'Argens, par les divagations
du fleuve au fil des siècles et par les
activités humaines d'extraction de
sable. Ils constituent aujourd'hui un
espace naturel protégé de 260 ha après
d'importants efforts de reconquête.
Acquis par le Conservatoire du littoral,
ils sont gérés par la Ville de Fréjus et
répertoriés en Z.N.I.E.F.F. (Zone
Naturelle d'Intérêt Ecologique,
Floristique et Faunistique) et au réseau
européen Natura 2000.
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2010, année de la biodiversité,
thème à l'honneur de cette édition. Pour l'illustrer, des conférences; des vidéoconférences
parmi lesquelles un
film Haute Définition étonnante
découverte du monde macroscopique des
insectes, temps fort du week-end; des stages invitant à
découvrir la nature par le biais de la
photo; des visites guidées; des ateliers
thématiques dont la fabrication
traditionnelle de canisses et autres
objets en canne de Provence et roseaux
ou encore des ateliers de calligraphie
avec calame; des permanences
ornithologiques par la LPO à
l'Observatoire de la Vasière qui ont vu
entre 200 et 300 personnes par jour...
et bien d'autres activités encore.
Prochain rendez-vous le 1er week-end
de février 2011. |
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L'origine
des noms: les cours d'eau (1ère partie)
Les
multiples petits cours d’eau qui descendent des
collines sont aujourd’hui communément désignés
par les mots français ruisseau, torrent, ravin,
vallon. Le provençal d’autrefois utilisait plus
volontiers le terme valat (= fossé,
vallon), dont les cadastres d’Ancien Régime (XVIIe
et XVIIIe siècles) offrent
d’innombrables exemples. Avant la vulgarisation
de ce mot, le provençal avait à sa disposition
plusieurs autres vocables qui ont servi à former
des toponymes. Le plus ancien dérive
directement du latin rivus = ruisseau,
prototype du vieux français ru et du
provençal rièu ou riou. Les deux
principaux cours d’eau de la Garde-Freinet lui
doivent leur nom :
Refren,
quartier au sud du village, conserve l’ancien
nom du torrent aujourd’hui appelé la Garde, qui
rejoint la mer à Grimaud. Les mentions
successives dans les documents écrits montrent
l’évolution phonétique du composé de rivus
= ruisseau et frigidus = froid, qui n’est
aujourd’hui plus compris : Rivum frigidum
en 1058, et 1175, Riffren en 1401,
Rieu Fren en 1431, Rieu Frech en
1445, Ruffren, Reffren en 1613,
Rioufred en 1637, Rafren en 1715,
Riauffret en 1753, Refren en 1815.
Dérivé de rieu, le
provençal rial, riau (latin rivus
+ suffixe –ale) a servi à dénommer,
depuis 1613 au moins, le torrent des Neuf-Riaux,
qui descend au nord du village pour rejoindre
l’Aille vers la limite du Cannet-des-Maures. Il
ne faut pas chercher à attribuer au chiffre
neuf qui forme le premier terme du composé
une exactitude rigoureuse, il exprime seulement
la perception qu’avaient les anciens de ce
torrent comme la réunion d’une quantité de
ruisseaux d’importance à peu près égale issus du
versant nord du massif dans ce quartier jadis
peu fréquenté (avant la création, au XXe
siècle, de l’actuelle route départementale) en
raison de son exposition froide et de la raideur
de ses pentes.
On
trouvait aussi en 1715 le Rial de Traille, Rial
de Treilhe en 1613, Rial de Treille en 1588,
affluent du torrent des Neuf-Riaux sur le
versant sud de Peigros, dont le second élément,
sans article, fait probablement allusion plutôt
au sobriquet d’un ancien propriétaire qu’à une
treille de vigne.
Le
provençal rai = jet ou filet d’eau a
donné deux noms de lieu : le Rayet (diminutif
avac suffixe –et), mentionné en 1613,
vers Camp-Long, et le Raiol (diminutif avec
suffixe –ol), en 1613 et 1715, près de la
route de Grimaud.
Elisabeth SAUZE, archiviste
paléographe. |
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La plante du mois : l'euphorbe characias
(euphorbia
characias) |
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Cette plante
appartient à la grande famille des
euphorbiacées dont on compte plus de
1600 espèces dans le monde et une
cinquantaine rien qu’en France. Avec les
beaux jours, elle commence à fleurir.
L’euphorbe
characias est une plante vivace que l’on
rencontre le long des chemins et dans
les milieux ouverts du massif.
Vigoureuse,
elle mesure de 40 à 90 cm de haut. Tout
au long de l'hiver, on peut voir ses
feuilles d'un vert bleuté et ses tiges rouges
mais ce n’est que sur la fin février que
les premières fleurs apparaissent.
Discrètes, elles sont d'une grande
beauté pour celui qui sait se pencher un
peu et regarder dans ses grandes
ombelles. Vert tendre, elle s'épanouira
bientôt et dévoilera de grandes
inflorescences (10 à 20 cm de diamètre)
de couleur vert-jaune. Les fleurs
groupées n'ont pas de pétales; on parle
alors de "pseudo fleurs", portées par deux
bractées. Les ovaires situés à
l'extérieur sont entourés de quatre
écailles à nectar rouge brunâtre en
forme de croissant de lune. Loin des
jolies fleurs aux pétales multicolores
que l’on est accoutumé à voir,
l’euphorbe rivalise d’originalité.

illustration: photo de F.Tamboloni
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illustration: photo de F.Tamboloni
Un
latex blanc, fort toxique, contenant de
l’euphorbone, exsude lors des cassures.
Ce latex était jadis prescrit comme
purgatif mais les dangers de son
utilisation l’ont proscrit médicalement.
Certains braconniers s’en servaient pour
empoisonner les poissons dans les gours.
Aujourd’hui, plus poétique, l’Euphorbe
characia laisse à entendre de jolies
notes de musique produites par ses
ombelles et ce, pour le plus grand plaisir
des randonneurs.
Fabien TAMBOLONI, technicien forerstier
et naturaliste
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A vos agendas!
Samedi 13 mars
:
Sortie avec votre guide forestier
la forêt aux
petits soins pour tout
savoir sur les vertus médicinales et les qualités
culinaires des plantes qui nous entourent.
Inscription obligatoire au 04 94 43 08
57 |
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> Conférence vendredi 12 mars à 18h30
- salle Beausoleil à Grimaud
Le liège avant le bouchon dans le golfe de
Grimaud, par Bernard ROMAGNAN - entrée gratuite
>
Conférence
samedi 27 mars, 17h - salle des fêtes de la
Garde-Freinet
Cueillette de la feuille d'arbousier de la période
médiévale à la fin du XVIIIème siècle, par Bernard
ROMAGNAN
entrée gratuite |
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> Semaine sans
pesticides du 20 au 30 mars 2010 -
événement national
Des collectivités, des entreprises,
des associations et bien d'autres
acteurs mettent en place, partout en
France mais aussi à l'étranger, des
conférences, des projections de films,
des débats, des expositions ou encore
des spectacles, des sorties sur le
terrain, des visites et portes ouvertes
en jardins ou exploitations agricoles...
Toutes ces actions citoyennes démontrent
que les risques sanitaires et
environnementaux liés à l'utilisation
des pesticides sont désormais
inacceptables et que les alternatives
aux traitements chimiques existent et
qu'elles sont viables.
C'est dans ce cadre-là que se tiendra le
vendredi 5 mars
au Plan de la Tour, une
réunion des jeunes agriculteurs. |
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Autres événements à noter sur cette thématique du
développement durable et de l'éco-citoyenneté :
> Conférence le
vendredi 5 mars, 20h - auditorium
du collège Pierre Gassendi à Rocbaron
les OGM c'est quoi? par Christian Velot, Docteur
en biologie et Maître de conférence en génétique
moléculaire, Université Paris Sud (prix d'entrée 5
€).
> Conférence le vendredi 26 mars, 18h - salle Cassin
à La Londe-les-Maures
Sommes-nous éco-citoyens? par Vincent BLONDEL
de l'association Naturelles Balades.
Au cours de cette conférence, vous
apprendrez comment calculer votre empreinte
écologique et connaître l'incidence de vos gestes du
quotidien sur l'environnement.
Elle fait partie d'un cycle de conférences sur
l'environnement.
Site de la ville de La Londe
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